Aujourd'hui :32eme jours de grève de la faim pour clocheman!

Aujourd'hui :32eme jours de grève de la faim pour clocheman!
Jean-Paul commence à fatiguer énormément mais Clocheman est bien décidé à aller jusqu'au bout!!

Tous à vos clavier et souris, téléphone et fax pour parler de Clocheman, pour parler des exclus aux media!!Ou bien tout simplement mettre ses connaissances au courant, pour qu'il ne mette pas sa vie en jeu pour rien!!
Dans la mesure du possible, aller le voir devant l'opéra de la Bastille(abris de bus) à Paris, dans le 11eme. Cela lui donnera de la force!Il pourra vous raconter son histoire, il pourra vous faire lire son livre....
# Posté le vendredi 14 avril 2006 06:06
Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:45

35 ème jour de grève de la faim!!

35 ème jour de grève de la faim!!
Clocheman est fatigué!C'est son 35ème jour de grève de la faim!

Envoyer des mails est plus que jamais la chose à faire, aller le voir aussi!
Clocheman a besoin de soutien, il a besoin que les media s'intéressent à lui et par ce biais aux exclus en général!

Il y a certe une actualité chargée mais sa vie remise en jeu peut lui être fatale!N'est-ce pas important?De plus, s'occuper des exclus n'est-ce pas le même combat que celui contre le CPE?

Citoyens, citoyenes, interpelons ce gouvernement qui entretien la misère! Laissons place à de réelles réformes!!Car Clocheman dénonce et propose!!!
# Posté le mercredi 05 avril 2006 20:02
Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:45

Une citation de Victor Hugo chère à Jean-Paul

Une citation de Victor Hugo chère à Jean-Paul
"Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire.

La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain, la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu.

Détruire la misère oui cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse car en pareille matière tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas accompli."
# Posté le samedi 01 avril 2006 09:55
Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:41

Les onzes proposition de Jean-paul Fantou(5 dernières pages de son livre)

Les onzes proposition de Jean-paul Fantou(5 dernières pages de son livre)
"Si on veut vraiment changer les choses, si on veut vraiment changer le regard que le monde porte sur nous et, ainsi, espérer nous offrir un avenir, il faut prendre des mesures concrètes d'humanisation, et non se contenter d'en parler.

Le parcours du combattant de l'exclu comporte plusieurs stades.
Pour le premier, les centres d'urgences ou asiles de nuit, quelques réformes de bon sens permettraient d' "humaniser" l'institution et de sauver de nombreuses vies.

1. Il faut abolir le système actuellement en place qui veut que nous ne puissions pas rester dans ces centres plus de quinze jours. C'est une limite absurde ou vexatoire qui ne devrait pas exister. Ce dont nous avons besoin, c'est que ces centres nous acceptent sans limite de temps. C'est le point de départ pour que nous puissions acquérir ce dont nous manquons tant et, ainsi, engager un processus de réadaptation à long terme.

2. A chaque réunion de ces centres, les exclus devraient être représentés par d'autres exclus. Si ces centres sont faits pour nous, pour nous venir en aide, la moindre des choses est que nous puissions dire ce qui nous paraît manquer ou ne pas fonctionner.

3. Pour abolir la surgetthoïsation, ces centres devraient accepter tous les cas de figure qui se présentent : femmes seules, hommes seuls, couples, personnes avec animal, etc. La rue est aussi diverse que l'humanité elle-même. Personne ne songerait à imposer de ségrégation dans les immeubles. Pourquoi devrions-nous la subir ? Aurions-nous cessé d'être humains pour qu'on nous parque, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre ?

4. Il faut abolir les dortoirs, pour respecter le droit à l'intimité des exclus. Là encore, il s'agit d'un principe élémentaire. Ces dortoirs ne nous permettent pas de sortir de la rue, ils nous y renvoient. Il nous font comprendre que nous ne sommes rien, que du bétail que l'on parque pour la nuit, et ils attisent notre révolte.

5. Chaque centre doit être pourvu de chambres d'enfants, afin que l'exclu qui y a résidence puisse exercer son droit parental en cas de séparation. L'une des raisons majeures qui conduisent un gars dans la rue est un divorce malheureux suivi d'une séparation d'avec ses enfants. Or les conditions qui lui sont faites dans la rue sont telles que très vite il se trouve dans l'impossibilité d'exercer son droit de garde et que ce qui l'avait provisoirement poussé à la rue devient, pour lui, une condamnation définitive.

6. En période d'hiver, il faut que l'on puisse partir vers dix heures et non vers sept heures comme c'est le cas actuellement. On m'explique qu'on nous jette dehors pour le ménage. C'est un faux problème. Il suffit de prévoir une pièce où l'on pourrait se rassembler et libérer ainsi les parties communes.

7. Il doit y avoir une meilleure formation du personnel, notamment des gardiens de nuit, et que le personnel associatif nous manifeste plus d'humanité. Qu'il nous accepte comme nous sommes, hommes et femmes, et qu'il arrête de nous traiter en irresponsables ou en « criminels ». Tout le monde sait que se retrouver à la rue n'est pas un crime. Pourtant, les règlements et les comportements à notre égard ressemblent étrangement à ceux des prisons ou des maisons de redressement. Est-ce la meilleure manière pour nous aider ?

8. Il est nécessaire que les centres conservent des dimensions humaines, destinés à recevoir entre vingt-cinq et quarante personnes. Comme pour les quinze jours ou les dortoirs, cette exigence a pour but de permettre à l'exclu de se sentir mieux, considéré comme un homme et pas comme une bête, et ainsi de pouvoir commencer sa reconstruction.

9. Il faut que le personnel minimal soit constitué par : un psychologue, un alcoologue, un médecin, une assistante sociale pour remplacer les matons qui nous répriment. De deux choses l'une : soit on veut nous aider à nous sortir de notre misère, soit on se contente de la gérer. Mais si on choisit de simplement la gérer, notre misère va coûter beaucoup plus cher à la collectivité, puisque, en agissant ainsi, on nous maintient dans la rue à vie. Il est vrai que la rue ne fait pas de cadeaux et que nous y mourons. Mais alors, il faut avoir le courage de l'avouer : nous gérons votre misère jusqu'à ce que vous creviez.

10. Chaque centre dit « d'urgence » doit être pourvu d'un lieu adéquat pour pallier la clochardisation à l'extrême et éviter la ghettoïsation. Il y a malheureusement toutes les sortes de dégradations dans la rue. Certains d'entre nous se trouvent dans des états si déplorables que même nous, nous avons du mal à les accepter. Faut-il pour cela les abandonner ? Ce sont nos frères sur lesquels le malheur s'est acharné.

11. Il faut que ces lieux soient pourvus d'un vestiaire pour pouvoir nous changer car l'exclusion fait que nos habits sont très endommagés, et une annexe doit être créée près du centre pour le repas de midi, afin d'éviter l'éloignement qui remet en cause la réadaptation. Le premier problème du clochard est l'absence de repères, l'instabilité. Occupés à courir partout pour régler nos problèmes, nos papiers, pour trouver de quoi manger et où dormir, nous menons une existence de bête traquée. Nous qui n'avons rien, aucun endroit pour nous reposer, pourquoi nous obliger encore à traverser la ville pour manger, nous habiller ou dormir ? Enfin, pour éviter la surconsommation d'alcool pendant l'attente avant d'entrer au centre -où par conséquent les exclus boivent avec excès-, il faut qu'ils puissent boire en mangeant. C'est une question de vie ou de mort. L'interdiction d'alcool dans les foyers est un règlement hypocrite qu'il faut casser. Tout le monde sait très bien qu'une fois hors du foyer, tous ceux à qui on a interdit de boire vont picoler encore plus.

Voilà quelques-unes des réformes, du simple bon sens, qu'il faudrait appliquer aux asiles de nuit et qui apporteraient, dans les faits, cette humanisation."
# Posté le samedi 01 avril 2006 09:20
Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:41

A propos de Jean-Paul

A propos de Jean-Paul
Clocheman a écrit un livre.Ce livre porte le même nom: Clocheman.On peut le trouver en magasin et a été édité par les "presses de la rennaissance" (qui porte d'ailleurs bien leur nom...)

En effet, Clocheman a mis prés de 7 ans a écrire ce livre, cela dans la rue!

Jean-Paul n'est pas à l'aube de son combat, il a déjà fait plusieurs grèves de la faim qui lui avaient permis de rencontrer beaucoup de politiques, d'élus(e)s d'arrondissement et autres. Malheuresement, il n'a eu droit qu'a des promesses sans retour!Hors ce n'est pas pour lui qu'il ce bat, mais avant tout pour une population de plus en plus importante, précaire ,jeune et exclu!

Or, il n'est plus rare qu'un sans abris travail, 1 sur 3 celon les dernier "sondage".Cela prouve qu'il s'agit d'un enjeu national que la France ne peut rechinier.

On pourrait aussi parler de Patrick Declerck qui a écrit "Les naufragés" aux édition "Terre Humaine"(crée par Malaury!). Declerck ,dans son livre met lui aussi en avant les difficultés auquel les sans abris s'exposent dans les centres d'urgences ou dans les CHRS(centres d'hebergements et de Réinsertion Sociale).De plus,il met en avant ,de la même manière que Fantou, le caractère impératif de l'écoute de l'exclu ainsi que du personnel de terrain(psycholoque, assistante social, etc) dans toute tentative de réforme de ces centres!C'est ce qu'accomplie Fantou!

Il n'est pas question d'une réforme lambda mais bien d'un espoir que les choses changes!Il faut aider Fantou dans sa lutte!Pour que ces centres changes, pour que les regards changes, pour que des Hommes ne meurent plus dans l'indifférence en France!!

De plus, l'arrivé massive d'émmigrés remet en cause la structure de ces centres qui ne gèrent plus la même population.Déjà qu'au départ il y avait des problèmes dans la gestion d'une population méconnue...Il est de nos jours impératif de pousser vers une réelle analyse et compréhension de cette population qui fréquente ces centres, si ce n'est que parce que ces derniers fonctionnent gràce au financement public!!

En définitif ,les français payent des impôts pour en partie financer une aide au plus démunis qui peut être tout le monde(au regard des SDF qui travaillent!).Mais, de surcroît, cette aide n'a pas les effets escomptés puisque des exclus meurent chaque années en grands nombre, sous les projecteurs des media en hivers, dans l'indifférence le reste de l'année!!

Il semble donc légitime de dire que cela ne peut plus durer!!
En effet, par exemple, l'article 25 des droits de l'Homme dispose :"Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté."

Ainsi, Jean-Paul Fantou s'en remet à nous ,à vous, pour que tout les Hommes est des droits mais surtout qu'il soientrespectés!Les media jouant un grand rôle dans notre société, une solution réside dans leur harcèlement!!S'il vous plait, aider Jean-Paul dans sa lutte et par ce biais les exclus qu'il représente!!Envoyer des articles de votre composition ou bien celui que nous avons rédiger au plus grand nombre de media ou politiques!!
# Posté le samedi 01 avril 2006 09:12
Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:46